Marcotter les ronces

Dans le précédent article, il était question des différents types de ronces. Une fois le plant de mûre acheté puis planté, il peut être intéressant de le multiplier. Outre le bouturage classique de tige de l’année bien aoûtée, on peut recourir à une autre méthode qui donne 100 % de réussite. Il s’agit du marcottage d’extrémité de tige que les anglo-saxons appelle le tip-layering.

Il suffit de planter l’extrémité d’une tige la tête la première directement en terre ou dans un pot, en ayant pris soin de retirer les feuilles. Un trou de 15 à 20 cm de profondeur suffit amplement. Il faudra compter environ un bon mois et demi pour que le plant émette des racines. La photographie du dessous montre le marcottage de deux tiges de mûre tayberry Buckingham que j’ai réalisées en décembre chez moi.

IMG_7828On peut voir sur les photos du bas une jeune marcotte racinée de la variété Dorman red, que j’ai réalisée en fin d’automne. Les deux pousses blanches correspondent aux deux primocanes qui pousseront à partir de la fin du printemps. La variété Dorman red n’a que peu d’intérêt pour une consommation en frais car elle n’est pas très sucrée et n’a pas beaucoup de saveur. Ceci étant, elle est extrêmement vigoureuse et productive ce qui comblera aisément le monomaniaque de la confiture. Qu’on se le dise !!!

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Les ronces au jardin

L’année 2015 n’aura pas été une grande année tant sur la vie de mon pauvre blog que sur la santé du jardin. J’ai d’ailleurs rendu les clefs de ma parcelle faute de temps. Je m’épuisais à la tâche … manque de temps, distance trop importante, et quand il y a de la gêne … mais je ne regrette rien, c’est plus raisonnable ainsi. Dorénavant, je vais me consacrer uniquement aux petits fruits que j’ai patiemment plantés chez moi tout autour du jardin.

Je possède en tout neuf variétés de groseilliers à maquereau (Pixwell, Varianta, Freedonia, Martlet, Invicta, Poorman, Rokula, Tchang et Pax), deux de cassis (Ebony et Titiana), une de groseillier à fruits blancs (Blanka), deux de myrtilliers (Chandler et Ozarkblue), onze de mûres … folie des grandeurs quand tu nous tiens (Grand chef Joseph, Asterina, Triple crown, Loch ness, Obsidian, Apache, Navaho, Kiowa, Choctaw, Reuben et le tayberry Buckingham) et sept de framboisiers (Norabelle, Zeva, Berberanza, Montrésor, Honorine, Niagara et Glen Ample) … 

Cette année, je me suis trouvé de nouvelles copines … les ronces, aille !!! ouille !!! que nos amis d’en face, appellent les blackberries.  J’aime les découvertes et ces généreuses surdimensionnées m’ont vraiment tapées dans l’œil.

Autant le dire tout de suite, il existe un léger flou quant à la bonne description de ces ronces. Je ne comprends pas d’ailleurs, car tout parait si simple sur les sites américains. Les ronces peuvent avoir de nombreux ports, mais ce qui les caractérisent le plus, c’est leur grande vigueur et leur générosité. Il n’y a qu’à regarder les photos du dessous pour s’en rendre compte. Une plante peut produire jusqu’à 12 kg de fruits. C’est le cas notamment de la variété Chester.

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Il existe trois sortes de ronces disponibles soit dans les jardineries, soit sur internet (Ribanjou, Degrav-Agri et Daniel Duret que je recommande pour leurs sérieux et leur très large choix) sans tenir compte de la présence d’épines ou non. La quasi totalité des variétés ont des canes qui ont un cycle de vie de deux ans.

La première année, les canes (=primocanes) ont une croissance exclusivement végétative. Puis l’année suivante ces mêmes canes (=floricanes) se mettent à fleurir et à produire des fruits pour mourir après la récolte. Très récemment sont apparues sur le marché d’autres variétés dites remontantes qui produisent de la même manière que les framboisiers remontants. La plus connue est la variété Reuben que l’on trouve très facilement.

On partira du principe que toutes les ronces se palissent plus ou moins. Certaines se palissent obligatoirement et d’autres nécessitent un palissage plus « léger » ou pas.

Tout d’abord les variétés érigées (=erect blackberries): Ces variétés produisent des canes rigides et droites de 3,5 m si non taillées. Ces primocanes  prennent naissance au niveau du collet de la plante, mais aussi sur les racines comme le font les framboisiers. Ceci rend ces ronces légèrement vagabondes. Une plantation tout les 70/100 cm est la règle, et le palissage n’est pas obligatoire compte tenu de la taille qui est proposée plus bas.

La taille s’effectue au début de l’été à 1,20 m/1,30 m de hauteur favorisant le développement des branches latérales au cours de l’été.

CaptureEntre décembre et février,  les floricanes ayant fructifié doivent être coupées à raz du sol. Et en toute fin d’hiver, les branches latérales qui sont apparues suite à la taille d’été précédente sont à couper à 30 cm environ.

g06000art03Les variétés de ce types s’appellent entre autres: Apache (sans épines), Arapaho (sans épines), Navaho (sans épines), Ouachita (sans épines), Darrow (avec épines), Kiowa (avec épines) …

Les variétés semi-érigées (semi-erect blackberries): Ces variétés sont très vigoureuses et produisent des canes rigides qui peuvent croitre jusqu’à 6 m de long si elles ne sont pas taillées. Dans cette catégorie les variétés n’ont pas d’épines, et les canes s’arquent naturellement vers le sol (voir photo du dessous). Ces variétés sont les plus productives et nécessitent un palissage. Les primocanes sont produites uniquement au niveau du collet de la plante, il n’y a donc pas de drageons à craindre même si certaines variétés nous démontrent le contraire comme Black satin pour ne citer qu’elle.

La taille s’effectue en été lorsque les canes ont atteint 1,5 m-2 m de longueur. Le bois mort ainsi que les branches latérales seront taillées en fin d’hiver.

g06000art04Les variétés facilement trouvables portent les doux noms de Black satin, Chester, Hull, Dirksen, Triple crown, Loch ness, Thornfree …

DSC03703 DSC03706Les variétés « rampantes » (=trailing blackberries): Chez ces variétés, le palissage est obligatoire car les tiges souples tombent rapidement au sol durant leur croissance. Les canes peuvent croitre jusqu’ à 6 m  de long. Aucun drageonnage n’est à craindre avec ses variétés et elles figurent parmi les ronces ayant le plus de goûts parait-il. Il en existe avec des épines et d’autres sans.

IMG_7724Pour palisser ce type de ronce, on peut par exemple mettre d’un côté les primocanes et de l’autre les floricanes. On peut aussi laisser courir au sol les primocanes pour les palisser à la suite des floricanes en fin de récolte. Mais bon, on est libre, on fait comme on veut, comme on le sent … comme on peut.

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doyle_s thornless blackberry--1Ici ce sont les Karaka black, Black butte, Black diamond, Obsidian, Silvan, Dorman red, Tayberry, Boysenberry, Loganberry … qui appartiennent au genre liane souple. Contrairement aux précédentes, il ne faut rien tailler en été et lorsque cela est possible il est préférables de tailler les canes ayant fructifié le plus tard possible en hiver afin d’éviter toute propagation de maladies. Du reste, cette remarque s’applique à toutes les ronces.

Dans un prochain article, je vous expliquerai une méthode pour les multiplier aisément afin d’en donner aux voisins … et assurément aux copains !!!

 

 

 

 

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Et si on greffait …

L’année dernière, j’ai écrit un article sur mes premiers pas en tant que greffeur. Depuis, je n’ai cessé de m’informer et de pratiquer diverses techniques (greffe anglaise compliquée, greffe anglaise au galop, chip-budding, écussonnage …). Je ne m’intéresse qu’aux fruitiers, mais il faut bien reconnaitre que les plantes ornementales ont du bon pour celui qui veut se faire la main. Vouloir connaitre et pratiquer toutes les techniques de greffage n’a aucun sens. Il vaut mieux en connaitre peu et bien les maitriser. Les techniques sont nombreuses et diffèrent selon l’espèce considérée, l’époque de l’année, la taille du porte greffe et du greffon, de l’humeur du bonhomme etc …

Pour ma part, ma préférence va aux techniques reconnues comme faciles, peu intrusives et larges d’utilisations. Jean Carmet aimait les vins « propres ». Pour ma part j’aime les greffes « propres ». Les photographies qui suivent correspondent aux premières greffes que j’ai réalisées en 2014. Le porte greffe est un troène, le greffon du lilas et la technique employée dite de la greffe en fente.

SAMSUNG CAMERA PICTURES SAMSUNG CAMERA PICTURES SAMSUNG CAMERA PICTURESOn voit que la cicatrisation n’est pas des plus belles. C’est même très moche disons le franchement. C’est une technique que je n’aime pas car elle est bien trop traumatisante. La greffe anglaise au galop ou la greffe en couronne sont à privilégier dès lors que le diamètre du porte greffe est supérieur à celui du greffon. Lorsque le diamètre des deux coïncide à peu de choses près, c’est l’anglaise compliquée que je pratique. Elle est facile a réaliser pour un débutant comme moi, les taux de réussites sont très bons et la cicatrisation ne pose aucun problème tant sur l’allure générale que sur les risques post-opératoires !!!

SAMSUNG CAMERA PICTURESEn fin d’été et début d’automne, je me suis essayé à une technique décrite comme aisée à réaliser. Il s’agit de la greffe en écusson. Je l’ai pratiquée sur du poirier, de l’érable et du rosier.  Tout s’est soldé par un échec sauf sur le rosier (photo du dessous). La grande difficulté a été pour moi de retirer la petite esquille de bois située au dos de l’écusson, ce qui est essentiel à une bonne reprise notamment.

SAMSUNG CAMERA PICTURES Comme je n’étais pas satisfait du résultat et des difficultés que j’avais rencontrées, je me suis intéressé à une autre technique, le chip-budding. C’est une excellente technique car elle possède de nombreux avantages sur l’écussonnage. Pas facile au premier abord elle offre cependant une excellent taux de reprise.

SAMSUNG CAMERA PICTURESJ’ai utilisé cette technique tout récemment pour surgreffer un pêcher issu d’un semis sauvage sur mon lieu de travail. J’ai réalisé en tout 7 « chips » d’abricotier sur pêcher. Cette greffe est reconnue comme compatible. J’y reviendrai très certainement dans un prochain article.

Les combinaisons et essais étant illimités, je ne peux que vous conseillez de vous amuser … A bon entendeur, salut !!!

 

 

 

 

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La taille de formation des groseilliers et des cassissiers (suite et fin)

Je vous avais fait part l’an dernier, à peu près à la même période, de la taille de formation que l’on doit pratiquer sur les Ribes. Une année sépare donc les premiers clichés que j’avais réalisé chez moi, de ceux que vous pourrez voir plus bas. En une année, les trois branches que j’avais taillées sur le groseillier à maquereaux Freedonia se sont divisées en plusieurs branches. Une dernière taille cet hiver me permettra d’envisager une première  récolte sérieuse pour l’année 2016. En effet les bourgeons à fleurs n’apparaissent que sur le bois de deux ans et plus … si affinités. C’est peut être long, mais cette taille est indispensable pour avoir de belles cépées productives.

L’hiver dernier j’avais effectué une taille à trois ou cinq yeux selon la disposition du dernier œil sur la branche. On taille toujours juste au dessus d’un œil tourné vers l’extérieur sur une branche de l’année. C’est assez simple en pratique. Il faut veiller à obtenir des branches d’une longueur après taille à peu près identiques, de façon à obtenir un beau buisson régulier et dont le centre laisse pénétrer la lumière … le fameux puis de lumière.

Voici donc ci-dessous quelques photos illustrant mes propos:

  • 2 ème taille hivernale du cassissier Chereshneva (février 2015)

DSC02384 bisDSC02390 bis

  • 2 ème taille hivernale du groseillier à maquereaux Freedonia (février 2015)

DSC02386 bisDSC02393 bisLa taille effectuée, nous nous retrouvons avec des brindilles en quantité plus ou moins importantes. Ne les jetez pas malheureux !!! Faites en des boutures qui feront en quelques années le régal de vos proches ou de vos amis …

 

 

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Une culture aux petits oignons …

J’aime bien les oignons moi … Rien que cette petite phrase toute simplette aurait suscité chez mon grand-père un regard joyeux, plein de malice et qui se serait gratifié, selon l’avancé du gueuleton et des convives, par une de ses petites chansonnettes qu’il affectionnait tant. Ah que ces moments me manquent …

Mais revenons à nos oignons camarade !!! L’oignon, c’est bon pour le corps, l’esprit, les papilles et le gourdin (sic). C’est pour cette raison que je lui garde toujours une place de choix dans mon potager. Le commerce nous propose toujours soit des graines, soit des mini-oignons à replanter. Et pour être sur d’avoir un peu de choix, orientez-vous dans un premier temps du côté des graines, et dans un deuxième temps  du côté de producteurs sérieux. Pour ma part, les oignons que je cultive; l’oignon des familles et l’oignon patate; sont un peu particuliers. En effet, et je dirai même plus, en effet,  ces derniers se cultivent de la même façon que l’échalote, dans le sens ou, ils ne se multiplient que de façon végétative, et que la plantation d’un petit bulbe produit en fin de saison plusieurs oignons. C’est génial, c’est fou … c’est final !!!  Ne cherchez pas ces variétés dans les catalogues, vous ne les trouverez pas ce qui est bien dommage. Il faut pour s’en procurer taper à la porte de particuliers généreux et sympas, ou auprès de professionnels ayant eu l’intelligence de maintenir une variété ancienne pratiquement disparue.

DSC00171bisCette année 2014 semble être un bon cru pour les oignons. Je n’en ai jamais eu d’aussi beaux. Les années précédentes la mineuse des alliacées leur en mettait un sacré coup derrière les oreilles et le rendement n’était pas au rendez-vous. C’est pour cette raison que j’ai retardée au maximum leur plantation cette année. Aussi, je pense avoir limité pour une partie les attaques en jouant la carte de la lutte temporelle. J’espère seulement que le temps humide de ces deux dernières semaines n’aura pas de mauvaises conséquences sur ma récolte …

DSC00173bisLa couleur de ces deux variétés est sensiblement la même et tire gentiment vers le jaune.  Le rendement ainsi que la taille diffère un peu au moment de la récolte. L’oignon des familles contrairement à l’oignon patate possède un rendement un peu plus faible, mais les bulbes ont un calibre supérieur (voir les trois photos). On ne peut pas tout avoir. La culture de ces deux variétés a, à mes yeux, de nombreux avantages tant au potager qu’en cuisine. Le rendement est important, ce qui évite d’occuper trop de place au jardin et la petite taille de ces oignons évite de faire du gâchis en cuisine. J’ai pu lire, ça et là, que ces oignons ne se conservaient pas de façon optimale durant la période hivernale. Il y a effectivement quelques oignons qui « germent » prématurément, mais dans l’ensemble, je peux affirmer que leur conservation est excellente … troisième gros avantage. Et puis pour terminer la rubrique avantage d’avantage, ces oignons ne se sèment pas ce qui représente, pour moi, une sacré contrainte en moins.

DSC00172 bisIl existe de nombreuses variétés d’oignons (Rouge pâle de Niort, de Roscoff …). Il y en a une qui fait merveille dans les salades tant sa saveur est douce et sucrée bref, un véritable plaisir pour le palais. Je vous laisse découvrir cette très belle variété et qui est présentée dans cette vidéo par Xavier Mathias, maraicher bio à Chédigny, grâce à qui, j’avais pu il y a quelques années, obtenir mes fameux zonions .

B’ail b’ail !!!

 

 

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Semis de laitues en 2014

J’en ai déjà parlé de la laitue, c’est un peu mon obsession, même si j’en ai moins semé en ce début de printemps. Faut que je me rattrape, y a pas doutes. La raison de mes oublis tient au simple fait que mon potager n’est pas à proximité de la maison. Et comme il y a toujours tout un tas de bricoles à faire au potager lorsque je m’y rends, j’oublie souvent de faire des semis en pleine terre. C’est grave docteur ? Oh malheureux retient mon avis, la laitue se sème à toute les sauces, selon l’humeur du moment et du temps que l’on a à disposition. En pleine terre, en caissette, en mini-mottes, en godet … et j’en passe tant sa souplesse est grande. Souple souple d’accord, mais il y a toujours une limite, faut quand même pas exagérer, il faut regarder le ciel et ressentir la saison.

Personnellement , les deux techniques que je pratique sont le semis direct en pleine terre et le semis en godet et plaque alvéolée (trois graines par godet et une fois les graines germées, on ne garde que le plus beau plant).

unnamedLes semis de pleine terre donnent des plants costauds et endurcis et compte tenu du nombre important de plants à disposition, il est alors très facile d’opérer une sélection parmi les plus belles pousses. Il faut alors veiller à ne pas casser la racine pivotante lorsque le repiquage devient imminent. Repiquage qui se réalise un peu plus loin, si possible en ligne et à 20/30 cm les unes des autres.

Les semis en godets ou en plaques alvéolées peuvent se faire à la maison mais le choix des plus beaux plants se trouve limité. La seule contrainte majeure est de ne pas oublier un arrosage sinon catastrophe assurée. En terre lourde et une fois le repiquage effectué, il faut impérativement biner régulièrement à la serfouette, et en peu de temps tu deviens le roi de la laitue … promis juré !!!

 

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Quand la greffe prend … le jardinier est content !

Quel plaisir de voir tant d’efforts récompensés par un simple débourrement de bourgeon ou une simple croissance de tige. Cet attrait pour la greffe je le dois à mon ami Vincent qui m’a fait m’intéresser de près aux arbres fruitiers. La seule question qui me vient à l’esprit lorsque je pense à cela est : »pourquoi ne m’y suis-je pas intéressé plus tôt ? ».

Après m’être entrainé sur de très nombreux bouts de bois trouvé ça et là (heureusement d’ailleurs !), les choses sont devenues plus sérieuses lors d’une bourse aux greffons à laquelle Vincent et moi avons participé. C’est M. Legros des Croqueurs de pommes de la Brie et Gâtinais qui nous a pris en main. Nous avons greffer des pommiers (Melrose, Vérité, Marie-Madeleine, Reinette d’Orléans, Freyberg, Reinette clochard et Reine de reinettes pour ma part) et des poiriers (Grand champion) en utilisant la technique de la greffe anglaise compliquée. Rien de bien compliqué mais il faut cependant s’entrainer sérieusement avant c’est primordial. Ce qui est important également, c’est de posséder un couteau très bien aiguisé (un Opinel n°8 avec une lame en carbone est vraiment très bien pour greffer et ne coute pas cher du tout !!!), un greffon en super forme, prélevé au bon moment et conservé comme il se doit et puis tout un tas de petites bricoles. Du fléxibande pour les pros ou du raphias pour les nostalgiques ainsi que du mastic à greffer. C’est simple non ?!

Mes greffes n’ont pas toutes reprises, mais j’ai obtenu dans l’ensemble d’assez bons résultats, je dirai à la louche du 60-70 %, ce que je trouve plutôt encourageant pour un début.

Mais aussi paradoxal que cela puisse paraitre, je n’ai pas réalisé ma première greffe sur du fruitier. Dans l’établissement scolaire où je travaille, je me suis amusé à greffer du lilas sur du troène (voir photos ci-dessous), c’est fou non ?!

20140519_12170320140519_121714C’est une greffe qui est réputée compatible dans l’ouvrage de Charles Baltet. Pour le moment, seules deux greffes sur quatre ont reprises et j’ai pratiqué la greffe en fente cette fois-ci. Il faut le reconnaitre, ce n’est pas une greffe sympathique à pratiquer car elle est relativement traumatisante pour le porte greffe et ne laisse pas de belles cicatrices. Elle n’est pas belle, c’est vrai mais elle a le mérite d’exister et de permettre à des petits gars comme moi de s’amuser au potager …

 

 

 

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